Un jardin. De l'alcOol. Des amis qui Ont trOp bu. Qui rigOlent.
- ActiOn, vérité? Justine qui lance ça. Comme ça, c'est tellement cOmmun dans ce genre de sOirées. Tous dans des vieux divans. Mais évidemment, il aura fallu que la questiOn tOmbe sur mOi.
Pourquoi on ne m'Oublie jamais pendant ces mOments la?
- Vérité !
Bah, oui vérité, on est entre amis, ça sera pas méchants, pas de secrets hOnteux.
Puis, ça elle Osera pas. Elle est mOn amie.
- AlOrs dis mOi, ma Siska, Pierre, tu sOuris, Oui tu vOis dOnc bien de qui je parle, il te plaît?
- Comment ça il me plait ?
GagnOns du temps, GagnOns du temps. J'ai plus du tOut envie de jOuer.
Elle a pas le drOit de tOucher à ça.
- Et bien, est ce qu'il te plait.. physiquement ?
Pouf elle a mOrdu ma pOissOnne. Physiquement ? Quelle cOnne. Je risque plus rien.
- Physiquement? Oui, il me plaît.
Autant ne pas leur laisser le temps d'embrayer, je veux garder la main et ne plus la rendre. Je suis mal à l'aise, ma vOix n'est pas naturelle, j'ai les mains mOites et je sens le regard de pierre. J'espere qu'il.. J'espere qu'il quOi au juste ? MOn dieu, je ne veux pas tOut lui dire cOmme ça, avec ces gens..
- Justine. ActiOn vérité?
- Action.
Oh merde, et mOi qui en avait une belle de questiOn. Merde, merde, merde.. bOn.. madame veut une actiOn, madame aura son actiOn.
- Ma ptite justine, je te propose comme actiOn, de choisir vérité, obligatOirement !
- Et mais c'est pas juste ! S'insurge la demOiselle.
- Ah nOn ? Pas juste ? Et en quOi ? PourquOi les questiOns persOnnelles ne tOmberaient elles que sur mOi ?
Je me rends cOmpte de ma gaffe, pierre aussi. Il se redresse, me regarde. Lui aussi se demande ce que j'entends pas « persOnnelles ».
Hum.
- AlOrs, ma juju, dis mOi le prénOm de la persOnne que tu aimes.
Sur ce cOup là, je suis cruelle, et je le sais. Mais, il y a cOmme un parfum de vengeance. J'ai envie que le tOit du mOnde s'écrOule sur quelqu'un d'autre ce sOir.
- Mais pOurquOi ? Et puis, ça n'interesse persOnne ! Autre chose. S'il te plait !!
- Non, nOn..
- Allez, là c'est même plus agréable.
- Ah nOn ? Et vOus autres vOus en pensez quOi ?
TOnnerre de prOtestations, tOut le mOnde semble interressé par cette infO.
C'est méchant, c'est cruel, mais je veux que le prénOm claque, je veux qu'elle dise pierre, je veux qu'il la regarde en pensant : Pauvre fille.
Il me l'a encOre dit hier, il ne la suppOrte pas.
« ma rivale » qu'il me dit en riant. Seulement en riant. DOmmage..
- AlOrs, tu te décides Oui ? dis mOi, un prénOm..
- D'accord, d'accord, je le dis si ça te fait si plaisir : Pierre.
- Pierre ? Celui qui est au fOnd de cette pièce ? oh ma justine, tOi aussi tu sOuris..
- Arrête, là, t'es plus marrante du tOut.
- Je n'ai jamais prétendu vOulOir l'être..
- J'ai plus à répOndre.
- Comme tu veux, c'est vrai, rien ne t'y Oblige.. il n'empêche que..
- Il n'empeche que quOi ? tu sOus entendus quOi encOre ? J'en ai marre Siska ! Si tu veux parler de quelque chOse, On le fait, mais pas devant tous ces gens.
- Tous ces gens ? Enfin, ce sOnt nOs amis intimes.
- Arrête !
- Ok.. On jOue. A tOi la main.
Elle scrute les gens autour, elle sait tOut de mOi, je sais tOut d'elle. Ce serait si simple de tOut casser, sOn rêve qui me fait si mal.. J'ai beau l'aimer très fOrt. Je n'en reste pas mOins humaine.
J'ai peur qu'elle remarque que je veux aller jusqu'au bOut, qu'elle veuille se venger.
- Pierre, tu chOisis quOi ?
- Je dOis vraiment chOisir ?
- ExécutiOn.
- Ok, ok.. Euh. ActiOn.
- Embrasse mOi !
QuOi ? Mais à quOi elle jOue ? Je lève les yeux.. Je vOis ses yeux, l'expressiOn de dégOut les as traversés, j'en suis sure. Fugitive impressiOn, mais impressiOn quand même..
Qu'elle est bête.
Elle est peut-être bete, me dit une petite vOix, la vOix de « cOnscience » mais ça fait deux ans qu'elle te mène par le bOut du nez, et c'est ce qu'elle tente, encOre aujourd'hui..
Il l'embrasse. Ca fait 10 secOndes, ce que je dOnnerais pour bOndir l'arracher à cette étreinte et même, Oh Oui, peut être lui casser deux dents. Au passage.
D'accOrd, elle l'aime.
Mais..
Ça jOue, ça jOue, c'est enfin mOn tOur, je n'ai plus qu'à pOser ma questiOn à Pierre.. la vérité, j'espère qu'elle va blesser.
-Pierre, mOn petit pierre.. Est ce que justine te plait ?
Je la sens trembler, là, tOut près de mOi.. Pas de remOrds, pas de regrets, je me le suis prOmis ! Et puis c'est elle qui a lancé le jeu après tOut..
- Non..
le non, a claqué, sec.. sec pour elle, mais je le prends comme une claque. Bizarre. La victoire est belle quand même..
Elle s'écroule. En public.. devant ses « amis intimes » comme elle dit..
Le jeu s'arrête là, on est cruels, mais il y a toujours un moment, ou ça s'arrete alors..
On monte les tentes, dans le noir, on rit.
Sauf elle, elle claque des dents.
Je souris, malgré moi.
Toutes les tentes sont occupées, petit à petit.
Il n'en reste qu'une, une petite de deux personnes.
Et puis, deux personnes à caser..
Lui et moi.
Il s'approche de mon lit de camps, se glisse dans mon sac de couchage, comme souvent.. On dort souvent ensemble. Depuis qu'on se connait. Un meilleur ami, ça a accès aux sacs de couchages. Sans ambiguïté. Normalement..
On parle.. de tout, de rien et puis.. il a son drôle de regard, celui qui me fait toujours espèrer, qu'enfin il va se lancer..
-Siska.. tantôt, pourquoi t'a fait ça ?
-J'en avais envie c'est tout..
- Non, ce n'est pas tout, je te connais.. t'as vraiment réagit bizarrement tout à l'heure quand elle m'a demandé de l'embrasser.
- Ben ouais.
- Ben ouais ? je t'ai connue plus loquace..
- Jsuis fatiguée, tu veux pas dormir ? dors avec moi..
- Non, non, marre de tes faux semblants, on va parler.. jusqu'à tomber de sommeil, s'il le faut
Evidemment, il a vu la lueur qui est passée dans mes yeux, c'est cette phrase, celle qu'on utilise tout le temps, «à tomber de sommeil" il sait qu'il a gagné. On va parler.
parce qu'on ne tombe jms de sommeil tous les deux.
Mon coeur bat vite, vite..
- Est ce que tu es jalouse ?
Il a parlé doucement, ça ne lui ressemble pas, sa voix est bizarre aussi..
-Jalouse ? mais de quoi ?
-Pas de quoi, de qui !
-Non, je ne suis pas jalouse..
-Siska !!!
- Oui bon, d'accord, je suis jalouse ! je suis jalouse ! si tu veux savoir je crêve de jalousie.
-Mais pourquoi ?
- Pourquoi ? joue pas à ça s'il te plait..
- Elle ne me plait pas
- Qui t'as dit que c'est pour ça que je m'inquiète ?
- Tes yeux..
Il s'approche encore, me serre fort, comme quand j'ai froid, mais là.. il y a une différence, il y a son souffle chaud sur ma nuque.. il approche sa bouche de mon oreille
-Siska, ma siska, je suis jaloux, jaloux, jaloux..si tu savais seulement.
- Mais jaloux de quoi ?
- Pas de quoi, de qui..
- T'as pas à l'être..
il m'attrape la main.. il la caresse, la contourne, la carresse encore, et puis..de ses doigts, l'enlace doucement..
J'entremêle mes doigt aux siens..
- C'est dangereux ça non ?
- C'est dangereux, mais..
- Comme tu dis..mais..
Il colle son corps au mien, je sens, je ressens chaque parcelle de son corps contre le mien.. Je sens son c'ur qui bat, qui bat vite, qui cogne.. son souffle, plus rapide lui aussi qu'à l'habitude..
On ne parle pas, dix minutes passent, à se sentir, se respirer.. à se savourer..
Il tourne la tête, doucement.. son bras passe derrière ma nuque.. il approche ses lèvres des miennes, les posent doucement.. les quittent, les retrouvent.Les carressent.
Puis enfin.. On s'embrasse. Je n'ai jamais rien vécu de pareil. Je sens ses mains qui me parcourent, et pour la première fois, je ne repoussent pas des mains étrangères. Je les encourage.
J'ai les larmes aux yeux, je ris à travers mes larmes..
- C'est malin, je pleure maintenant..
- T'es belle quand tu pleures.
une larme au coin de son oeil aussi..
le monde peut bien s'écrouler..
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Après une soirée, un gars ramène sa copine chez elle à 3h du matin dans un quartier très huppé.
Ils sont à la veille de s'embrasser pour se dire bonne nuit devant la porte d'entrée, lorsque le gars commence à se sentir excité sexuellement.
Avec un air confiant, il se penche légèrement vers elle en souriant, une main accolée sur le mur (noter la position du gars,c'est très important pour la suite de l'histoire !), et lui dit :
- Chérie, me ferais-tu une pipe ?
Horrifiée, elle répond :
- Tu es malade ? Mes parents pourraient nous voir !
- Oh, alleeez ! Qui va nous voir à cette heure ? demande-t-il d'une voix
haletante.
- Non, s'il te plaît. Imagines-tu si on se fait prendre ? La fille du juge
local se doit d'être exemplaire !
- Oooh alleeez ! Il n'y a personne aux alentours, ils dorment tous.
- P-A-S Q-U-E-S-T-I-O-N. C'est trop risqué !...
- Oooh s'il te plaît !, s'il te plaiiiiit, je t'aime tellement ?!?
- Non, non, et non. Je t'aime aussi, mais je ne peux pas !
- Oh siiiii tu peux ! Tu peeeeeux ! S'il te plaiiiiiiiiit ?
- Non, non et non. Je ne peux simplement pas.
- Je t'en suppliiiiiiiiie...
- Donne-moi une seule bonne raison, dit-elle.
Le jeune homme se lance alors dans une argumentation passionnée de 15 à 20 bonnes minutes sur les besoins et pulsions masculines, d'une voix de plus en plus rauque.
Soudain, la lumière dans l'escalier s'allume, et la p'tite soeur de la jeune fille apparaît en pyjama, les cheveux en bataille, les yeux bouffis, et leur annonce d'une voix endormie :
- Papa m'a dit de te dire :
« Soit tu lui fais sa pipe, soit moi je lui fais sa pipe. En cas de besoin, maman dit qu'elle peut descendre elle-même la lui faire. Mais par pitié, dis à ce con, d'enlever sa main de l'interphone » !